Huit ans avec le Ski-Mojo : comment j’ai retrouvé le plaisir de skier malgré l’arthrose
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Quand on m'a annoncé que mes genoux ne suivraient plus, j'ai cru que c'était la fin. Huit saisons plus tard, je skie toujours et je compte bien continuer.

Le jour où tout a failli s’arrêter

J’ai 60 ans aujourd’hui, et je skie depuis que j’ai dix ans. Le ski, ce n’est pas un hobby pour moi. C’est un rendez-vous annuel. Alors quand mon rhumatologue m’a parlé d’arthrose fémoro-patellaire avancée aux deux genoux, il y a une dizaine d’années, j’ai d’abord refusé d’y croire. Puis la douleur s’est chargée de me convaincre.

Les dernières saisons avant le Ski-Mojo, c’était devenu un calvaire. Après deux ou trois descentes, mes genoux brûlaient. Je passais mes après-midis dans l’appartement pendant que ma famille profitait des pistes. J’ai essayé les genouillères, les anti-inflammatoires, les infiltrations. Ça soulageait un temps, mais sur les skis, la contrainte mécanique revenait toujours.

La découverte, un peu par hasard

J’ai découvert le Ski-Mojo sur Internet, lors de l’hiver 2017-2018. J’ai d’abord été sceptique, un exosquelette léger qui se fixe sous le pantalon de ski et qui absorbe une partie du poids du corps ? 

Ça ressemblait presque à un gadget. Mais j’étais au point où j’étais prêt à tout essayer avant de raccrocher définitivement les skis.

J’ai loué un Ski-Mojo pour la journée chez « Chic et Performance » à l’Alpe d’Huez et dès la première descente, quelque chose a changé.

Les premières sensations : le soulagement

Je me souviens très précisément de ce moment. J’étais sur une bleue en descendant sur Villard-Reculas, rien d’engagé, juste pour tester. En position de flexion, là où d’habitude la douleur commençait à monter, j’ai senti… un soutien. Comme si quelqu’un appuyait doucement sous mes cuisses pour alléger la charge sur mes genoux. Le système de ressorts du Ski-Mojo fait exactement ça : il redistribue une partie du poids du corps et réduit la pression sur les articulations.

Ce premier jour, j’ai skié quatre heures. Quatre heures sans m’arrêter à cause de la douleur. Je n’avais pas fait ça depuis deux ans. Le soir, bien sûr, mes jambes étaient fatiguées, mais d’une fatigue normale, musculaire, pas cette sensation d’inflammation sourde qui me gâchait habituellement la vie.

Huit saisons plus tard : un bilan sans appel

Depuis cet hiver-là, je n’ai pas manqué une seule saison. Huit hivers de suite. Certaines années, j’ai fait trente, parfois quarante jours de ski. Et chaque fois, le Ski-Mojo est là, sur mon pantalon, discret et efficace.

Ce qui m’a le plus convaincu sur la durée, c’est la régularité du soulagement. Ce n’est pas un effet placebo qui s’estompe au bout de quelques sorties. La mécanique est simple et elle fonctionne, saison après saison. Mes genoux ne sont pas guéris, l’arthrose est toujours là, et elle progresse doucement comme chez tout le monde. Mais la douleur liée au ski a été divisée par trois, peut-être plus. Là où je souffrais dès la troisième descente, je tiens maintenant une journée complète avec un niveau de confort tout à fait acceptable.

Il y a aussi un effet indirect que je n’avais pas anticipé : en souffrant moins, je skie mieux. Ma position est plus naturelle, je ne compense plus en me raidissant, et j’ose à nouveau attaquer des rouges que j’avais rayées de ma carte. La confiance revient quand la douleur recule, c’est mécanique, dans tous les sens du terme.

Ce que le Ski-Mojo ne fait pas

Je tiens à être honnête, parce que je ne suis pas un commercial. Le Ski-Mojo ne fait pas de miracles. Il ne soigne pas l’arthrose. Il ne remplace pas un avis médical, ni une bonne préparation physique. Les premiers jours, il faut aussi s’habituer à la sensation, on se sent légèrement « assisté » dans la flexion, et ça peut perturber un peu les repères au début.

Il y a un temps d’adaptation, un réglage à trouver selon son poids et son niveau. Et le prix n’est pas négligeable, c’est un investissement. Mais ramené au nombre de journées de ski qu’il m’a permis de vivre depuis huit ans, c’est sans doute le meilleur rapport qualité-prix de tout mon équipement.

Ce que je dirais à quelqu’un qui hésite

Si vous avez des douleurs aux genoux et que le ski commence à devenir une épreuve plutôt qu’un plaisir, ne faites pas comme moi en attendant d’être au bord de l’abandon pour chercher des solutions. Le Ski-Mojo ne conviendra peut-être pas à tout le monde, et je recommande toujours d’en parler à son médecin ou son kiné d’abord.

Mais pour moi, il a changé la donne. Il m’a rendu mes hivers. Et ça, honnêtement, ça n’a pas de prix.

Alors si vous hésitez : essayez-le. Vous pourriez être aussi agréablement surpris que je l’ai été, un jour d’Avril 2018, sur une piste bleue de Villlard-Reculas.


Important : Ski-Mojo sera présent au Test Ski du Vieux Campeur à l’Alpe d’Huez du 14 au 16 mars 2026. Allez les voir pour en essayer un ces jours là… Venez de ma part, vous serez bien reçu….

🏔️ À propos de l'auteur

Image de FRANCOIS LONGIN

FRANCOIS LONGIN

J’ai commencé à skier à l’Alpe d’Huez en 1988, et depuis j’arpente toujours chaque piste du domaine avec le même plaisir, la même envie et toujours de manière prudente car un jour n’est pas l’autre.

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